Agir par le biais de l'acte artistique improvisé, c'est
sentir agir la dimension naturelle des éléments
qui constituent notre existence et faire qu’ils apparaissent
en l’état. Nous inscrire dans la promptitude
liée à l’invention, n’est-ce
pas rentrer dans le jeu des échanges avec ce qui nous
échappe, avec un sentiment de quelque chose de plus propre
à traverser en relation au monde et des urgences auxquelles
nous devons répondre ?.
"Les Confluences" n’est pas une formule revendicatrice ni
novatrice, elle n’est qu’une conséquence
maintes fois observée dans les différents
courants artistiques qui ont émergé durant
l’histoire et en particulier au siècle
passé. “ Les Confluences ”,
c’est peut-être juste un espace quelque peu
débridé où nous pouvons contourner
certains aspects du système dont nous sommes
dépendants. Elle est une maison, un départ, une
arrivée, un passage...qu’elle se nomme Les
Confluences ou autre chose…
L'engagement de notre corps va bien au delà de notre simple
enveloppe... C'est un acte qui engage la dimension
intrinsèque de nous-même pour humaniser par le
fond le spectre virtuel de nos sociétés
assassines. Dans une logique de stratégie que chacun est en
droit ou en devoir d'appliquer dans le cadre de son
développement personnel ou structurel, la proposition des
Confluences se situe à la fois en marge et en plein coeur.
Dans tous les cas, elle requiert une volonté de recherche et
de remise en cause qui induit sans aucuns doutes bien plus de
significations que notre seule capacité à
créer du mouvement, à combiner nos
énergies…
Les Confluences proposent finalement de nous mettre en danger
à l’endroit de notre relatif confort ou de nos
certitudes, de tenter l'exploration d'autres formules ou
schémas qui génèrent nos relations
intra et interprofessionnelles et qui pourront à terme
générer une autre forme de relation au monde.
Oui, c'est une utopie. C'est une goutte dans l'océan, mais
qui a sa raison d'être.
Jean-Jacques Sanchez (Février 07)